Vous êtes ici

La Ligue des champions version FIBA ? Les clubs français n'en veulent pas

Le ballon de l'Euroligue, en 2014.

Le ballon de l'Euroligue, en 2014. | AFP

Par

Publié le 15/03/2016 | 23:02, mis à jour le 15/03/2016 | 23:06

Les représentants des clubs de basket français ont menacé mardi de ne pas participer à la future Ligue des champions lancée la saison prochaine par la Fédération européenne (Fiba), si elle devait être moins compétitive que prévu.

Faute de consensus avec la structure privée qui chapeaute actuellement l'Euroligue (C1) et sa petite soeur l'Eurocoupe (C2) - la Fiba a en effet décidé de lancer sa propre Ligue des champions pour reprendre la main sur la scène européenne. Dans un premier temps, les clubs français avaient accepté d'y prendre part mais une réunion de l'Euroligue, lundi dernier à Barcelone a provoqué un revirement de situation.

Lors de cette réunion, une vingtaine de clubs, dont Limoges, Strasbourg et d'autres figurant dans les meilleures ligues européennes (Russie, Espagne, Italie, Turquie, Grèce, Allemagne), ont été invités à participer à l'Eurocoupe dans sa nouvelle version, qui rassemblera 24 équipes la saison prochaine, avec des mandats de quatre ans, ce qui affaiblirait considérablement la Ligue des champions de la Fiba.

Tout cela alors que la Fiba doit déjà se passer de onze clubs européens parmi les meilleurs, comme le Real Madrid, le FC Barcelone, l'Olympiakos, le Panathinaïkos, le CSKA Moscou ou encore le Fenerbahçe, qui se sont engagés à rester en Euroligue, réduites à 16 clubs en 2016-2017 contre 24 actuellement.

Dans le cas où "cette situation devait être avérée", les clubs français ont demandé à la Fédération française (FFBB) "de réviser sa position afin de leur permettre de participer à l'Eurocoupe". "Cette situation signifierait un coup d'arrêt dans la progression des clubs français au niveau européen et la remise en cause profonde de leur business model (modèle économique)", s'inquiètent les six représentants des clubs de Pro A, parmi lesquels figurent Martial Bellon, président de Strasbourg, ou encore Gaëtan Muller, le bras droit de Tony Parker qui préside Villeurbanne.

"Cela serait aussi un frein au développement de nos potentiels joueurs internationaux, et donc serait contraire, à terme, aux intérêts de l'équipe de France", ont-ils également estimé. La Ligue nationale de basket-ball (LNB), instance dirigeante de la ProA, a prévenu qu'elle "réserve(rait) sa position" si la Ligue des champions de la Fiba devait être moins compétitive que prévu.

Sur le même sujet

Euro 2016 : Toute l'actualité et 100% des matchs en direct