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Le Dakar 2016 en six questions

Le Dakar 2016 sera ouvert et peut-être couvert

Le Dakar 2016 sera ouvert et peut-être couvert | FRANCK FIFE / AFP

Par notre envoyé spécial

Publié le 02/01/2016 | 07:00, mis à jour le 02/01/2016 | 07:00

Sans sable (ou si peu) mais pas sans saveur, le Dakar 2016 s’annonce ouvert dans bien des catégories. Hormis chez les autos où Nasser Al-Attiyah (Mini) tient solidement la corde des pronostics, le suspense s’annonce total chez les motos, quads et camions.

  • KTM encore en pole pour l’après Despres-Coma ?

La fin de dix ans de règne de Cyril Despres et Marc Coma ouvre la catégorie moto comme ce fût rarement le cas. D’un côté, KTM et ses 14 succès consécutifs et de l’autre des Honda et Yamaha en quête de succès. Faute d’avoir si anticiper les départs de ses deux serial winners, la firme autrichienne se retrouve aujourd’hui en formation accélérée avec des jeunes prometteurs mais sans grande expérience. Antoine Méo, quintuple champion du monde d’enduro en fait partie, mais il apparaît encore trop juste pour prétendre attraper le pompon. Chez KTM, il faut davantage miser sur Matthias Walkner qui arrive lui à un plus haut niveau de maturité ou un Toby Price. Surdoué ultra-rapide (4e en 2015), Pablo Quintanilla est lui aussi un sérieux client. Enfin, Jordi Villadoms est peut-être le plus sage mais pas le moins armé.

  • L’heure de Yamaha et Honda ?

Ce choix de l’expérience, c’est celui que représentent Helder Rodriguez chez Yamama et Paulo Goncalvez chez Honda. Ils n’ont jamais été les plus rapides mais leur fiabilité dans une course totalement débridée pour s’avérer précieuse. Seul bémol pour Rodriguez qui revient chez les Bleus pour développer une nouvelle moto dont la puissance est encore inférieure à celle des autres. Enfin, comment ne pas évoquer le cas de Joan Barreda qui sera à nouveau le fer de lance de Honda. Sans pépin, il est le favori N.1. Mais ses si nombreux déboires et ses gamelles le privent pour le moment d’accéder à la plus haute marche du podium. De plus, il n’a pas eu une année 2015 facile avec une rupture des ligaments du genou et une grosse dès son retour au Maroc. On a connu mieux comme préparation…

  • Al-Attiyah peut-il perdre ?

Quand on sort d’une année aussi idyllique, on se demande toujours quand est-ce que la roue va tourner. C’est simple, Nasser Al-Attiyah et Matthieu Baumel ont raflé tout ce qu’il pouvait en 2015. Ils arrivent au départ du Dakar avec une confiance inébranlable que seule une avarie mécanique pourrait perturber. Toutes les équipes de pointe ont visiblement bien travaillé mais le Qatari se sublime tous les mois de janvier. Sur un parcours taillé pour lui et sa Mini All4 Racing, ils ne sont pas nombreux à pouvoir le chatouiller. Si Roma lui mène la vie dure. Si De Villiers passe à l’attaque. Si les Peugeot sont fiables. Alors peut-être sera-t-il en danger.

  • Qu'attendre de Sébastien Loeb ?

Un nouveau chapitre de la carrière de Sébastien Loeb s’ouvre de week-end. Roi incontesté du WRC, voilà l’Alsacien sur les pistes du rallye-raid. A la seule évocation de son talent de pilote, nul doute que le nonuple champion du monde des rallyes parviendra un jour à remporter le Dakar. Pour l’heure, les planètes ne sont pas encore toutes alignées. Malgré ses nets progrès, la Peugeot 2008 DKR 16 ne semble pas encore prête pour renouer avec le succès au Dakar, qui plus est lors d’une édition où les dunes ne sont pas légion. Quand à Leob et son copilote Daniel Elena, il manque cette sacro-sainte expérience qui fait déjouer les pièges et permet de gérer une course de deux semaines à 9000 kilomètres. Le voir dans le Top 5 à l’arrivée serait inespéré mais le garçon est tellement au dessus du lot qu’on lui autorise quelques miracles. Un Top semble donc plus raisonable.

  • Retour gagnant pour les Patronelli ?

Superstars en Argentine, les deux frères Alejandro et Marcos Patronelli reviennent sur le Dakar qui les a révélé dans leur pays. Double-vainqueurs tous les deux, ils ont réglé leurs problèmes extra-sportifs et n’ont plus qu’une idée en tête, reprendre leur bien. Tout sauf simple car entre-temps, le Polonais Rafal Rafal leur a volé la vedette en se jouant du Chilien Ignacio Casale, tenant du titre l’an passé. C’est donc un match à quatre qui s’annonce où, bien entendu, le mental fera la différence en deuxième semaine.

  • Tsar Wars vs Orange mécanique ?

C’est reparti pour un nouveau match russo – néerlandais. Un duel dont on ne se lasse pas et qui fait les beaux jours de la catégorie camions depuis des lustres. Plus souvent titrés que leurs rivaux, les Kamaz sont les trucks à abattre. La force du nombre est en eux avec trois équipages de pointe qui ont déjà connu la gagne sur le Dakar (Karginov, Mardeev et Nikolaev). Mais les Iveco Torpedo de Gerard de Rooy ont plus que jamais leur mot à dire, d’autant qu’ils ont uni leur force avec le génial tchèque Ales Loprais. Avec Hans Stacey et Peter Versluis, Man a les atouts pour perturber le match, tout comme le Renault du Néerlandais Martin van den Brink.

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