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Dakar - Despres : « Chacun sa tactique »

Cyril Despres (KTM) enlève son casque

Cyril Despres (KTM) enlève son casque (Maragni M. KTM Images)

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Publié le 06/01/2013 | 00:25, mis à jour le 09/01/2013 | 15:58

Cinquième chrono du prologue du Dakar, Cyril Despres (KTM) démarre son Dakar en douceur. S’il redoute la chaleur, le tenant du titre a tout fait pour tenir la distance et conserver son trophée.

Q : Comment s’est passée cette première journée ?
R : « C’est toujours un peu compliqué de sortir de Lima, d’une grande capitale. Il y a beaucoup de voitures, de trafic. Il y a toujours la possibilité qu’il se passe quelque chose sur la route. J’ai évité le truc à la con. Je suis content car je suis plutôt en forme. Je m’alimente et je bois bien. Les quinze prochains jours avec la chaleur qu’il va faire, ça va être assez éprouvant pour les concurrents et notamment les motards. Ça me change des quelques degrés que j’avais à la maison en Andorre. »

Q : Le Dakar est enfin lancé, on va arrêter de vous parler de Coma…
R : « Quand j’ai commencé la moto et la course, c’est parce que c’était un plaisir. Près de 20 ans après, c’est toujours ce qui me motive. Les aléas des sports mécaniques, tout le monde connaît. Marc en a pâti, c’est dommage. Je pense que je suis le plus à même de comprendre ce qu’il lui arrive. Ça fait sept ans qu’on se bagarre pour les mêmes choses et je ne l’envie pas. Il vient de passer, je lui ai fait un petit signe. Des chutes, on en a eu mais ça fait partie du job. »

Q : Aujourd’hui, ce n’était qu’une mise en bouche, le plus dur commence dès demain…
R : « C’était déjà important de faire trois tours de roues, cinq virages, 13 km. Ça permet de lâcher un peu d’adrénaline car je commençais à en avoir dans le sac à dos, dans le réservoir, dans les poches. J’avais hâte que ça soit parti et que les choses sérieuses commencent. Demain, il y a 240 km mais ce n’est pas forcément la distance qui fait la difficulté de la journée. J’espère qu’on va nous épargner du méga-hard. Tu mets du vin, de la chaleur et ça modifie les conditions d’une étape. Donc je m’attends à une bonne spéciale. »

Q : Quand on est le grandissime favori, peut-on se permettre de gérer ?
R : « Non, on ne peut pas. Je voulais faire une bonne spéciale aujourd’hui. Dans les prétendants, il y a eu plusieurs stratégies. Chaleco a roulé vite et a gagné la spéciale. Helder Rodriguez termine assez loin (29e, ndlr). Chacun sa tactique. Moi je peux juste surveiller celle de Ruben (Faria, ndlr) et la mienne. On verra qui a eu raison dans quinze jours… »