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Basket - Florent Piétrus, la force tranquille

Publié le 25/07/2012 | 16:42, mis à jour le 26/07/2012 | 11:50

Florent Piétrus en action

Florent Piétrus en action (AFP - BEHROUZ MEHRI)

A 31 ans, Florent Piétrus aborde ses premiers Jeux Olympiques. L'un des piliers de la sélection de Vincent Collet entend réussir cette compétition qui sonne comme "l'accomplissement de (sa) carrière".

La défaite face à l'Australie (69-67) a clôturé la préparation olympique des Bleus. Un quatrième revers de deux points en dix matches qui termine une période ternie par les blessures (Tony Parker), les forfaits (Joakim Noah), les contretemps (Nicolas Batum). Durant cette période mouvementée, Vincent Collet a toujours su qu'il pouvait s'appuyer sur Florent Piétrus. Présent de la première heure – il a débuté en équipe de France en novembre 2001 et compte 150 sélections – il a été de toutes les campagnes. Des bonnes comme des mauvaises. De la quatrième place à l'Euro 2003, à la médaille d'argent de l'année dernière, en passant par celle de bronze en 2005. Ca c'est pour les hauts. Mais le joueur a aussi connu les bas. La huitième place à l'Euro 2007, la treizième place au Mondial 2010. Ne serait-il pas l'âme de cette équipe?

Fidèle à sa ligne de conduite, Piétrus refuse de se mettre en avant : "on est 12 et chacun essaye d'apporter le maximum pour aider. Je fais partie des anciens c'est vrai, mais c'est dans mon caractère, je suis quelqu'un qui se donne à 100% à chaque fois. Ca doit se ressentir également sur le terrain". Au même titre que Parker, Turiaf ou Diaw, cela fait 10 ans qu'il attend les Jeux. " On y travaille depuis cette médaille d'argent à Sidney en 2000. C'est l'événement le plus regardé au monde et ce sera l'accomplissement de ma carrière professionnelle, pas seulement en sélection. Il n'y aura pas plus beau. Je suis honoré d'y participer", explique le Guadeloupéen.

L'état d'esprit

Symbole de l'ancienne génération, il a vu la nouvelle arriver (Joakim Noah, Kévin Séraphin) et a du peu à peu laisser sa place dans la raquette. Là encore, il met de côté les cas personnels et met la lumière sur le collectif. "Ca ne va pas être compliqué de cohabiter, rassure-t-il, on a un objectif commun, tout le monde va devoir faire des sacrifices". La concurrence ne l'inquiète pas, "elle permet d'avancer et de progresser". L'état d'esprit, une chose primordiale pour l'aîné de la fratrie Piétrus. "Il ne faut pas qu'on se voit plus beaux qu'on est. L'Euro 2011 va nous servir de référence, mais nous ne sommes pas arrivés, il y a un nouveau challenge à relever", avance-t-il. La médaille que toute une génération attend.

Avec Ronny Turiaf, Kévin Séraphin, Boris Diaw et Ali Traoré, ils devront cadenasser la raquette française car le salut des Bleus passera aussi par la défense. Un domaine qu'il a appris à maîtriser au cours de ses années passées en Espagne. Dimanche, lui et les Bleus auront l'occasion de se mesurer au gratin NBA lors du choc face aux Etats-Unis. Un énorme test d'entrée. Avant cela, il aura défilé sur le tartan du stade olympique avec ses partenaires derrière Laura Flessel, guadeloupéenne comme lui. "C'est une grande fierté. C'est une grande championne, elle le mérite pour tout ce qu'elle a fait durant sa carrière. Elle est le parfait emblème de la France et de la Guadeloupe", conclut-il.