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Reims tient tête à Monaco, le PSG champion dimanche ?

L'attaquant de Reims, Nicolas de Préville, en train de féliciter son coéquipier et buteur contre Monaco, Gaétan Charbonnier.

L'attaquant de Reims, Nicolas de Préville, en train de féliciter son coéquipier et buteur contre Monaco, Gaétan Charbonnier. | VALERY HACHE / AFP

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Publié le 11/03/2016 | 22:21, mis à jour le 11/03/2016 | 23:29

Voilà un match de Ligue 1 comme on aime ! Longtemps mené suite à un doublé opportuniste du brésilien Vagner Love, le Stade de Reims s'est arraché jusqu'au bout pour finalement obtenir un bon match nul sur la pelouse de Monaco (2-2) grâce à des buts de Charbonnier et Diego. Auteur d'une jolie prestation, en excluant les errements défensifs, et souvent portés vers l'avant, les Rémois (16e) restent tout de même en danger même s'ils pourront retenir beaucoup de points positifs. Monaco, pourrait voir l'OL revenir à quatre longueurs alors que le PSG sera sacré champion en cas de succès à Troyes...

Entre Monaco, dauphin du PSG, et le Stade de Reims, 16e et en danger, les enjeux étaient opposés ce soir. Et encore une fois, le classement n'a pas été révélateur du niveau des deux formations. Au Stade Louis II, les Rémois ont réussi à poser énormément de problèmes à des Monégasques timides et profitant seulement des errements défensifs adverses. Du coup, les hommes d'Olivier Guégan ont cru au match nul jusqu'au dernier moment. Et cela a payé, logiquement.

Vagner Love, l'opportuniste

Si les Rémois se procuraient davantage d'occasions que leurs avdersaires, c'était bien Monaco qui ouvrait la marque. Profitant d'une première énorme boulette de Johann Carasso, le gardien de Reims, Vagner Love ne se faisait pas prier pour inscrire son deuxième but en Ligue 1 (5e). Gaëtan Charbonnier parvenait à faire revenir rapidement les siens (11e) mais l'attaquant brésilien de l'ASM profitait d'une nouvelle bavure défensive. Pourtant souvent dans les bons coups, Charbonnier se trouait au moment de servir en retrait son gardien de but. Vagner Love interceptait et inscrivait son deuxième but de la soirée (37e).

Cette nouvelle déconvenue aurait clairement pu mettre un grand coup dans le moral des troupes d'Olivier Guégan... Cela serait sans connaître la capacité à réagir des Rémois ! Grâce à un mental d'acier et un Johann Carasso retrouvé, les Rémois résistaient longtemps aux assauts du clubs de la Principauté (54e, 65e et 69e). Une résistance qui sera finalement récompensée sur un sublime centre de Bangoura pour la tête salvatrice de Diego (2-2, 80e). Un but on ne peut plus logique et qui veniat d'un côté récompenser les efforts de Reims et punir le manque de réalisme de Monaco.

D'un point de vue comptable, ce point du match nul n'arrange pas vraiment le club rémois, 16e et à trois points du premier relégable (Gazélec Ajaccio). Pourtant, beaucoup de choses positives sont à retenir. Ce n'est d'ailleurs pas forcément le cas de Monaco qui enchaîne un troisième nul consécutif et qui pourrait voir l'OL, qui joue à Rennes dimanche (21h), revenir à quatre longueurs. Enfin, et c'est sans doute l'enseignement principal de la soirée, le PSG, en cas de victoire sur la pelouse de Troyes dimanche (14h), sera sacré Champion de France !

Les réactions

Olivier Guégan (entraîneur de Reims) : "On s'est mis de beaux handicaps pour ramener un point. Il y avait de la place pour faire mieux, mais on va se contenter de ce nul. Revenir deux fois au score contre l'une des meilleures défenses et équipes de Ligue 1, c'est bien pour le groupe. Je vais retenir les vertus morales, mentales, la volonté de ne pas lâcher, même après un but dès la quatrième minute. Puis, en étant mené 2-1 à la mi-temps. (...) Ce soir, l'équipe a joué dans plusieurs systèmes: en 3-4-3 jusqu'à la pause, puis en 4-2-3-1 et enfin en 4-1-4-1. Les joueurs suivent et adhèrent. On a changé de système à la mi-temps pour mettre en difficulté Monaco dans son camp et bloquer son jeu sur les cotés, qui nous avait gênés, par des deux contre un."

Leonardo Jardim (entraîneur de Monaco) : "Je crois qu'après le 2-1, on a eu la possibilité de marquer le troisième. On l'a ratée. Il y a eu deux beaux arrêts du gardien, et un ballon arrêté de la main. Après on prend un contre. Quand tu rates le 3e but, tu donnes toujours de la confiance à l'adversaire. Notre situation n'est pas bonne. Je ne suis pas énervé. Mais je ne suis pas content. Non, je n'ai pas parlé à mes joueurs à la fin du match. Je ne parle jamais à la fin d'un match."

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