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Le Bayern Munich est revenu de l'enfer

Le joueur du Bayern Munich, Thomas Muller

Le joueur du Bayern Munich, Thomas Muller | AFP - ODD ANDERSEN

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Publié le 16/03/2016 | 23:16, mis à jour le 17/03/2016 | 00:04

La Bayern Munich a remporté mercredi un duel épique avec la Juventus Turin en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Les Turinois avaient pris un net avantage en menant rapidement 2-0 (Pogba 5e et Cuadrado 28e). La Juve a entrevu la qualification mais les Bavarois ont réussi à renverser la vapeur en fin de match pour arracher la qualification (Lewandowski 73e, Müller 90e+1). Revenus de l'enfer, les Allemands ont fait la différence en prolongation grâce à Alcantara (109e) et Koman (110e).

Un match de géants ! Ce genre de rencontre où vainqueur et vaincu peuvent se regarder les yeux dans les yeux. Pendant 120 minutes ils se sont toisés sans s'apprivoiser. Tête contre tête. Mais c'est la Juve qui a fini par baisser les yeux, dépassés par les incessantes vagues bavaroises. C'est à elle qu'on doit ce scénario complètement fou, quasi copie inverse du match aller. Sur la lancée de sa dernière demi-heure qui l'avait vu combler ses deux buts de retards, la "Vieille dame" a poursuivi sur le même rythme à l'Allianz Arena. Eliminée au coup d'envoi, la Juve avait décidé de prendre ses responsabilités. En deux coups de poignards, l'équipe italienne avait mis le Bayern KO. La défense de Guardiola n'était pas exempte de tout reproche sur un ballon en profondeur de Khedira vers Lichtsteiner. Alaba se loupait et Neuer donnait involontairement le ballon à Pogba qui marquait malgré deux défenseurs bavarois (0-1, 5e). Pas dans son assiette, Munich plongeait après un incroyable raid de Morata. L'attaquant espagnol partait de ses 35 mètres et transperçait toute l'équipe. Il fixait trois défenseurs avant de décaler Cuadrado à droite. Plein de sang froid, le Colombien ne s'affolait pas et, après une feinte de tir qui mettait Lahm dans le vent, trompait Neuer avec une impressionnante facilité (0-2, 28e). A ce moment du match, la Juve maîtrisait totalement son sujet.

Peu habituée à se faire secouer de la sorte, le Bayern balbutiait son football en se précipitant sur le but de Buffon. Même le renard Müller ratait une énorme occasion au point de penalty (42e). Neuer entretenait l'espoir en sauvant miraculeusement son équipe lors d'un nouveau contre de Pogba et une frappe de Cuadrado (44e). La Juve était dangereuse avec le seul Morata en pointe. Pratique quand on cherche plutôt à défendre. L'Espagnol avait tant donné qu'il sortait logiquement à la 72e minute, remplacé Mandzukic. Allegri allait le regretter car l'ancien de la maison bavaroise n'avait ni le même poids ni le même rendement. Dans la foulée, Lewandowski relançait le Bayern. Alaba s'arrachait pour sauver un ballon qui sortait. Douglas Costa centrait pour le Polonais qui plaçait une tête rageuse sous la barre (1-2, 73e). Que les minutes allaient être longues devant le but de Buffon. Entre fatigue et tension, la Juve courbait l'échine. Une frappe enroulée de Douglas Costa résonnait comme une alerte (89e). Deux minutes plus tard, alors qu'on ne l'avait pas vu du match, Müller égalisait de la tête sur un très bon centre de Coman (2-2, 90e+1).

Coman décisif !

Si les Turinois avaient la première occasion des prolongations via Lichtsteiner (92e), un Bayern en confiance ne s'arrête pas. Les Italiens résistaient un quart d'heure avant de craquer sur un une-deux entre Alcantara et Müller. La défense italienne ne répondait plus et l'Espagnol donnait l'avantage au Bayern (3-2, 109e). Coman enfonçait le clou dans la minute suivante sur un contre à grande vitesse. Le Français marquait d'une belle frappe enroulée qui finissait d'achever la Juve (4-2, 110e). Quelle entrée de Kingsley Coman qui terminait avec un but et une passe décisive ! Franck Ribéry s'était lui aussi montré très actif tout au long de la rencontre sans se montrer décisif. Didier Deschamps a dû apprécier le spectacle à moins de 24 h de donner sa liste pour le prochain rassemblement des Bleus. Les Bianconeri quittaient la scène sur deux grosses occasions en fin de match. Sans réussite, ils butaient sur un Neuer au diapason de son équipe. Le Bayern a eu les nerfs solides. La marque des géants.

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