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Ryder Cup : les Américains démarrent bien

Zach Johnson et Jimmy Walker se félicitent lors de la Ryder Cup.

Zach Johnson et Jimmy Walker se félicitent lors de la Ryder Cup. | JIM WATSON / AFP

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Publié le 30/09/2016 | 19:33, mis à jour le 30/09/2016 | 20:32

Dans une ambiance électrique malgré la fraîcheur et la brume matinales, les Américains ont ouvert de la meilleure des façons leur opération rachat en Ryder Cup, remportant leurs quatre premiers duels face aux triples tenants du titre européens.

L'ex-N.1 mondial Jordan Spieth et son coéquipier Patrick Reed se sont adjugé le premier match de cette 41e édition, face au duo européen Justin Rose/Henrik Stenson. Leurs compatriotes Dustin Johnson et Matt Kuchar, Jimmy Walker et Zach Johnson, puis les grands favoris Phil Mickelson et Rickie Fowler leur ont ensuite emboîté le pas. C'est le récent champion olympique Justin Rose qui avait donné, un peu plus tôt, le coup d'envoi des quatre oppositions de la matinée, sur le parcours d'Hazeltine (Minnesota) drapé des couleurs - bleu, blanc, rouge - de l'équipe américaine.

Opération intimidation

"Venez tôt, soyez au départ 30 minutes avant, pour que les Européens réalisent bien qu'ils jouent à l'extérieur", avait conseillé à ses supporters Spieth, à la tête d'une équipe revancharde de vieux grognards. Son appel a été entendu et, alors que le premier quatuor prenait place au premier trou, les quelques fans européens peinaient à se faire entendre face aux milliers d'Américains chauffés à blanc par les propos du frère de Danny Willett, le débutant anglais vainqueur du dernier Masters, qui les a qualifiés de "gros beaufs gras, stupides et cupides" dans une chronique diffusée sur un site internet spécialisé.

"Les Européens pourraient tous avoir des mégaphones, on ne les entendrait encore pas", plaisantait Ben Lee, venu de Newcastle, en Angleterre, avec son frère Dominic. "Ca va être serré mais l'Europe va gagner. Nos +rookies+ n'ont rien à perdre donc il n'ont pas de pression". La pression, en effet, est sur les épaules des locaux, qui n'ont remporté que deux des dix dernières éditions de la Ryder Cup et ont même connu une humiliation en 2012, lorsque le "Miracle de Medinah" a permis aux Européens de réaliser à Chicago un "come back" époustouflant.

Sur la forme du moment, la balle semblait avant cette matinée dans le camp de la jeune garde européenne, qui a été renouvelée pour moitié mais vise quand même la passe de quatre. Rose vient en effet de remporter le titre olympique, tandis que Henrik Stenson avait remporté juste avant le British Open.
Mais les résultats de vendredi matin ont rebattu les cartes.

VIDEO. La "guerre" du golf 

 

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