Tour de France - La dernière ligne droite

Publié le 21/07/2012 | 16:05, mis à jour le 22/07/2012 | 09:30

La dernière ligne droite

Mark Cavendish pourrait encore faire encore parler la poudre sur les Champs (LUK BENIES / AFP)

Même si depuis longtemps le suspense a quitté la course, les coureurs, eux, ont encore quelques efforts à faire pour en finir avec ce 99e Tour de France, qui va se conclure comme d'habitude sur la dernière ligne droite des Champs-Elysées à Paris.

Le parcours

​Le départ est donné cette fois à Rambouillet, ville-hôte déjà en 1966. La course se dirige ensuite vers Versailles, après avoir franchi deux côtes de quatrième catégorie dans la vallée de Chevreuse (Saint-Rémy-lès-Chevreuse, Châteaufort), avant d'entrer dans Paris (Km 63) par Boulogne-Billancourt. La ligne est installée au bout d'une ligne droite de 400 mètres, à hauteur du Petit Palais et à faible distance de l'Elysée. Autrement dit parfait pour le spectacle, et pour ceux qui se disputeront peut-être la victoire dans un sprint massif.

Les enjeux

Les places étant acquises au classement et dans les classements annexes (sauf cataclysme !), l'enjeu sera donc évidemment la victoire d'étape. Avec la lutte annoncée entre André Greipel, déjà vainqueur de trois étapes, et Cavendish, qui n'a glané que deux, et qui se fixe comme objectif de faire aussi bien que l'Allemand et que le Slovaque Peter Sagan, lui aussi trois fois vainqueur. Cette troisième  étape pour Cavendish (ce qui serait son plus faible total de victoires sur le Tour depuis 2008) dans une équipe Sky où il a aussi été un équipier de luxe de Wiggins, lui permettrait en outre de signer son 4e succès consécutif sur les Champs-Elysées.         

Le chiffre: 38 

Cela fait 38 ans que le Tour de France a pris le pli de terminer en apothéose sur la plus belle avenue du monde. La dernière étape du Tour, qui se conclut sur les "Champs" depuis 1975, est quasiment réservée aux sprinteurs. Depuis dix ans, un seul coureur, le Kazakh Alexandre Vinokourov (en 2005), est parvenu à se dégager dans le final.

L'anecdote: elle est inévitablement liée au sprint énorme livré par un peloton massif en 1991, et à la chute non moins énorme du Russe Djamolidine Abdoujaparov alors porteur du maillot vert. Souvent agressif dans le sprint, il ne sera pourtant, cette fois, pour rien dans la chute qui l'entraînera au sol, puisque le Russe, victime d'une objet publicitaire sur la route, sera violemment projeté au sol. Aidé par d'autres coureurs il parviendra tout de même à remonter en selle et à franchir la ligne.