Sur la route des JO, l'entraîneur Claude Onesta voulait envoyer un "message aux équipes qui avaient battu la France à l'Euro... et aux autres": les Bleus se sont pourtant inclinés dans les derniers instants de ce match de préparation, après deux victoires à l'Eurotournoi à Strasbourg, face à la Tunisie et l'Espagne. Dans une salle chauffée à blanc, avec une grosse défense orchestrée autour de Bertrand Gille, en récupérant un maximum de ballons, les Bleus ont semblé d'entrée mettre les choses au point par Bertrand Gille, Guigou, Narcisse ou Karabatic (4-1, 5e).
Les permutations entre Karabatic et Narcisse ont fort bien fonctionné avec trois réussites en première période pour l'un, quatre pour l'autre. Thierry Omeyer, lui, multipliait dans sa cage les arrêts de haute volée. Résultat: Narcisse a pu s'envoler au-dessus de la défense hongroise à 9-5 (18e) alors que Guillaume Joli a créé quelques jolis décalages sur son aile droite: 11-6 (21e). Sur quelques déchets français, les Hongrois se sont rapprochés à 12-10, notamment grâce à Csaszar, qui a inscrit quatre buts en première période. Un superbe lob de Joli sur Fazekas et un nouvel arrêt de "Titi" Omeyer ont permis de relancer la machine tricolore sur une dernière réussite avant la pause de Fernandez (14-11). Autant l'entame des Bleus en première période avait été percutante, autant celle de la seconde fut laborieuse. Des tirs français qui s'empalent sur le gardien Fazekas, une impossibilité derrière d'arrêter Carlos Perez: sur un 5-0 en six minutes, les Hongrois sont passés devant à 16-14 (37e).
Les cinq dernières minutes ont débuté sur un pied d'égalité: 20-20. Un arrêt d'Omeyer seul devant Csaszar suivi d'un contre de Karabatic ont semblé être le tournant du match (21-20, 56e) mais au final, c'est encore Gabar Csaszar qui a eu le dernier mot à 22-23. La France débutera en douceur ses JO dimanche contre la Grande-Bretagne.
Les réactions :
Claude Onesta (entraîneur de l'équipe de France): "Nous ne sommes pas les seuls à travailler depuis un mois. La Hongrie est une équipe qui peut accrocher une médaille aux Jeux. On perd tout le bénéfice de notre bonne première période et de notre jeu rapide par manque de concentration, par inattention. Ce n'est pas grave mais c'est quand même une petite alerte. On ne peut pas se satisfaire de cela sous peine de jouer les matches sur un but et de les perdre... Comme ce soir. En même temps, je ne vais pas demander aux joueurs de tout risquer sur un match à une semaine des JO. On n'a pas de blessés. Je reste persuadé qu'on a fait un travail de qualité pendant cette préparation mais on ne peut pas se satisfaire de cela. Il faut encore être plus vigilant".
Jérôme Fernandez (capitaine de l'équipe de France): "C'est un bonne alerte. Nous ne pouvons pas croire que tout est arrivé. La Hongrie est une équipe qui nous pose problème. On les remet nous-mêmes dans le match en début de seconde période. Il faut redoubler d'efforts. On n'y arrivera pas de cette manière. En seconde période, on n'avait plus les jambes..."


