Euro - La Roja fait l'unanimité dans la presse

Publié le 02/07/2012 | 10:33, mis à jour le 02/07/2012 | 10:39

Quelques titres de la presse

Quelques titres de la presse (DR)

Ce 3e sacre historique de l'équipe d'Espagne (Euro-2008, Mondial-2010, Euro-2012) a bien évidemment enflammé la presse ibérique. Mais même en Italie, adversaire vaincu et humilié (4-0), l'admiration est présente dans les kiosques ce matin, avec un brin de fierté d'avoir atteint la finale.

"Historique", annonce El Mundo Deportivo. "La meilleure équipe de l'Histoire", pour As. "L'Espagne invincible", assure ABC. "La meilleure équipe de tous les temps", ajoute Marca. Les journaux espagnols n'ont pas dans la dentelle ce matin. Et la victoire de leur équipe à l'Euro leur donne raison. Pour la première fois de l'Histoire, une formation a réalisé le doublé au championnat d'Europe, avec au milieu un titre mondial. Cette performance illumine le ciel espagnol, assure El Pais: "Les succès du football espagnol offrent un soulagement indirect bien  qu'éphémère face aux conséquences destructrices de la récession et du chômage dont souffrent la société espagnole". Les membres de la Roja n'ont donc pas à rougir de tous ces superlatifs, qui dépassent largement les frontières espagnoles.

De l'autre côté des Pyrénées, L'Equipe barre sa Une par un "Gracias" symbolique de l'état d'esprit général face à un jeu séduisant développé depuis plusieurs années par les Espagnols. Et l'état d'esprit, c'est également ce qui est repris dans l'éditorial du journal sportif, titré "Une et indivisible". Une façon de rappeler que Barcelonais et Madrilènes ont su mettre de côté leur traditionnelle rivalité pour faire briller leur nation. A bon entendeur.

Et de l'autre côté des Alpes, la malheureuse Italie fait bonne figure. "Grands d'Espagne", rend hommage La Gazzetta dello Sport, qui relève "la supériorité technique et athlétique des Ibères". Au Corriere della Sera, on souligne que "L'Espagne bouscule une Italie fatiguée. Mais merci aux Azzurri pour le rêve". Dans La Repubblica, on part de l'Italie pour mieux mettre en exergue la performance ibère: "Le visage de Balotelli en larmes disait tout: ce sont les plus forts, les  plus beaux à voir, les plus imaginatifs, les plus sereins qui ont gagné. Plus  que de nous vaincre, ils nous ont humiliés. Ca n'a pas été un match, mais une  leçon spectaculaire de foot". Le journal romain Il Messaggero retient que "L'Espagne entre dans l'histoire, les pleurs de l'Italie", ajoutant que "la défaite d'hier ne doit pas annuler les magnifiques prestations de nos joueurs durant ce championnat."