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Athlétisme - Lavillenie: "Ma saison n'est pas finie"

Publié le 11/08/2012 | 17:51, mis à jour le 13/03/2013 | 15:42

Lavillenie: "Ma saison n'est pas finie"

Renaud Lavillenie est prêt à s'envoler (AFP - FRANCK FIFE)

Au lendemain de son sacre olympique à la perche, Renaud Lavillenie n'avait toujours pas pleinement pris la mesure de son exploit, gardant mesure dans sa joie et évoquant auprès de l'AFP sa volonté de ne pas se relâcher de trop: "ma saison n'est pas finie", argumente-t-il.

Voir le podium et la Marseillaise de Renaud Lavillenie

Q: Quelques heures après votre sacre, mesurez-vous la portée de votre  victoire ?
R: "Pour être franc... pas du tout. Je n'ai pas vraiment réalisé. Disons  que je savoure ces moments mais c'est presque comme si j'avais gagné un gros  meeting. Vous savez, pour l'instant, je n'ai pas encore ma médaille  (l'entretien a été réalisé à la mi-journée alors que la remise des médailles  avait lieu en soirée). Et puis, c'est aussi encore extrêmement frais. J'avais  pas mal discuté avant, notamment avec Jean Galfione (dernier athlète français  sacré, également à la perche en 1996). Je crois que tous les champions ont mis  du temps à réaliser ce qui leur arrive".
   
Q: Vous n'avez même pas fêté votre titre ?
R: "Si bien sûr, mais de façon normale. Déjà, honnêtement j'étais très  fatigué après mon concours. Alors on s'est rassemblé avec mes proches, mais on  n'a rien fait d'extraordinaire, juste en petit comité. Et puis il y a aussi le  fait que la saison n'est pas finie. Il y a la Ligue de diamant à assurer  (Lavillenie est actuellement en tête). J'ai vraiment envie de faire une belle  fin de saison."
   
Q: Etes-vous l'héritier de Pierre Quinon, sacré en 1984 et Jean Galfione,  champion en 1996 ?
R: "Non, je ne suis pas l'héritier de Pierre ou de Jean. Franchement, je me  sens plus comme un successeur de cette histoire. Forcément il y a des  similitudes, mais il y a aussi des différences. Chaque personne a son propre  style. Nous sommes similaires parce qu'on a cette fibre dans l'âme et qu'on est  des compétiteurs nés (...) Je suis tombé dans une discipline qui a un très beau  passé et une belle histoire. A chaque fois, on prend du plaisir dans ce qu'on  fait. Dans ce que eux faisaient et dans ce que moi je fais. C'est une marque  des champions quoi".