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Handball - Les Bleus toujours au sommet de l'Olympe

Publié le 12/08/2012 | 17:34, mis à jour le 13/03/2013 | 15:42

Les Bleus toujours au sommet de l'Olympe

Xavier Barachet a brillé lors de la finale (JAVIER SORIANO / AFP)

Les handballeurs français ont conservé leur titre olympique face à la Suède (22-21) au terme d'une finale exceptionnelle d'intensité et de suspense. Sacrés à Pékin, les Experts deviennent la première équipe de handball à conserver son titre olympique et apportent la 11e médaille d'or à la délégation française, la 34e au total.

Face des Suédois mis en confiance par leur parcours en phase finale (victoire sur le Danemark et la Hongrie), les Français savaient qu'ils auraient un match difficile et compliqué. Ce fut le cas. Les espaces ont toujours été serrés, les gardiens sur le qui-vive et les joueurs à 100% d'ans l'engagement de la première à la dernière minute. Les deux formations ont été au rendez-vous de la finale olympique, les Bleus un peu plus peut-être. L'Euro raté (11e) de janvier a servi de point de départ d'une crise salvatrice pour atteindre de nouveau le sommet de l'Olympe.

Onesta: "on cherche juste à aller gagner"

La défense française au top

Après un début de rencontre équilibré, les Suédois réalisaient un premier écart (5-3,11e). Dans une ambiance digne de Bercy, les Bleus inversaient la tendance sans paniquer grâce à son duo Xavier Barachet  (3 buts) et Mickaël Guigou (4 buts), plutôt discrets depuis le début du tournoi, pour mener 10 à 7 (24e). A chaque rencontre, des joueurs se sont détachés du lot pour faire gagner le groupe. Accambray en quart, Omeyer en demie, Barachet et Guigou lors de cette première période. 

La défense bleue, encore sublimée par le portier Thierry Omeyer (5 arrêts sur 12 tirs ne première période), prenait minute après minute la mesure des attaquants adversaires obligés de s'employer pour ouvrir une brèche. Les Suédois finissaient les cinq dernières minutes de la première mi-temps sans marquer un but. Seul souci, les buteurs français aussi. Sans conséquence, les Bleus basculaient en tête (10-8) sûrs de leurs forces.

Même quand les Bleus débutaient la seconde période en infériorité numérique, ils parvenaient à limiter les dégâts dans une salle totalement acquise à leur cause. Ils accentuaient même l'écart grâce à des missiles de Daniel Narcisse (14-11). Toujours présents en défense, les hommes de Claude Onesta rataient plusieurs occasions de s'échapper un peu plus au score. Du coup, les Suédois restaient dans le match à mi- parcours sans jamais recoller ou repasser devant au score (16-15, 45e).

Un final tendu

L'entrée du joker William Accambray (7 sur 9 en quart, 3 sur 4 en demie, 1 sur 1 en finale) apportait du poids et de la dissuasion en attaque, ce qui libérait des espaces pour son coéquipier en club Guigou pour son cinquième but et Luc Abalo (3 réalisations) pour s'échapper 19 à 16 (52e). Accrocheurs, les Jaunes et Bleus restaient toujours au contact grâce aussi à de belles actions offensives. Sans Fernandez et Karabatic, l'attaque tricolore menée par le trio Narcisse-Barachet-Accambray continuait de travailler la défense suédoise pour ne plus se rater au presque. Presque car le pénalty sur le poteau de Guigou (3 sur 4 dans l'exercice pour un total de 5 buts, le meilleur marqueur de la finale) laissait les Suédois dans le match (21-19, 57e).

Heureusement, Omeyer réalisait l'arrêt parfait dans la foulée (57e). Un de ces arrêts décisifs dans une finale. La tension montait d'un cran après l'exclusion de Karabatic à 90 secondes de la fin et le but suédois (21-20). Les "vieilles poulardes" comme les appelle Claude Onesta ont fait le métier.  A 5 contre 6 à une minute de la fin, les Bleus avaient la balle de match convertie par un tour de magie  d'Abalo (4 buts). Les Bleus n'avaient qu'à tenir 14 secondes avant d'exploser de joie.

Les dernières minutes de la finale

La Suède a échoué une nouvelle fois au pied de la plus haute marche du podium  olympique. La génération emmenée par son actuel entraîneur Staffan Olsson avait  été trois fois vice-championne olympique en 1992, 1996 et 2000. Ils sont buté sur une génération encore plus exceptionnelle qui n'aura jamais autant dominé son sujet. Double champion du monde en titre, nos Experts, notamment pour dix d'entre eux  (seuls Joli, Honrubia, Accambray, Barachet, Sorhaindo n'étaient pas de Pékin), sont désormais double champion olympique titre. Hilares sur le podium, les Experts ont gagné le droit de  pointer, comme "la foudre" Bolt, un index vers le ciel, une jambe fléchie. "Legendary".