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Martin Fourcade: "Une énorme fierté"

Martin Fourcade a égalé Raphaël Poirée en remportant un 44e succès

Martin Fourcade a égalé Raphaël Poirée en remportant un 44e succès | Alexander Vilf / RIA Novosti

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Publié le 12/02/2016 | 21:58

Avec sa victoire dans la poursuite de Presque Isle vendredi, Martin Fourcade a ajouté un nouveau titre de gloire son impressionnant palmarès en égalant les 44 victoires sur le circuit mondial de Raphaël Poirée.

Que signifie pour vous avoir autant de victoires en Coupe du monde que Raphaël Poirée?
Martin Fourcade : "C'est une énorme fierté, je suis très heureux, c'était quelque chose que j'avais envie d'atteindre dans ma carrière. Ce n'est pas pour savoir si je suis meilleur que lui, ce n'est pas une lutte pour un classement entre nous, et cela ne le sera jamais, j'ai grandi en le regardant, je sais ce que cela signifie avoir 44 victoires en Coupe du monde. Ce n'est pas non plus une transmission, car il n'était plus sur la Coupe du monde quand je suis arrivé sur le circuit. Je le connais bien, cela s'est toujours bien passé entre nous, arriver à 4 victoires comme lui, c'est du bonheur et de la fierté".

Votre prochain objectif, c'est le record de victoire d'Ole Einar Bjoerndalen, toujours en activité à 42 ans et vainqueur à 95 reprises sur le circuit mondial?
M.F. : "Je n'y pense pas du tout, je n'ai pas envie de me projeter là-dessus, je ne sais pas encore ce que je ferai après Pyeongchang (où auront lieu les prochains JO d'hiver en 2018, NDLR). Même si je gagnais toutes les courses d'ici là, je n'y arriverai pas. On verra ce que je fais après les JO".

Dans quel était d'esprit aborderez-vous les Mondiaux-2016 le mois prochain à Oslo?
M.F. : "Je suis très satisfait globalement, même cela aurait pu être encore mieux. J'ai une belle avance au général, c'était l'objectif, je vais arriver à Oslo avec la possibilité de gagner la Coupe du monde pour la cinquième année consécutive, j'ai fait des choix de préparation différents par rapport à mes rivaux, notre préparation sera forcément plus courte (que les Norvégiens qui ont fait l'impasse sur les étapes canadienne et américaine, NDLR). Finir sur une victoire, c'est bon pour la confiance, mais il ne faut pas tomber dans l'excès de confiance, j'ai gagné cette course malgré beaucoup d'erreurs, il faut justement que je garde de cette course ce qui n'a pas marché pour faire encore mieux à Oslo".

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