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Londres 2012 - Transports et sécurité, contrat "quasiment" rempli pour Londres

Publié le 12/08/2012 | 23:38, mis à jour le 13/08/2012 | 11:55

Sécurité accrue dans les rues de Londres

Sécurité accrue dans les rues de Londres (AFP - Odd Andersen)

Après deux semaines de compétitions olympiques à Londres, les organisateurs respirent: les craintes sur la fiabilité du réseau de transport et la sécurité, considérées comme les talons d'Achille des JO, ne se sont pas concrétisées, malgré quelques "couacs" retentissants.

Dispositif de sécurité exceptionnel

Les débuts ont néanmoins été quelque peu chaotiques, avec la mobilisation en urgence de 4.700 soldats supplémentaires, après la défaillance de la société censée fournir des bataillons de gardes privés. Mais le gouvernement, hanté par les attentats qui ont fait 52 morts à  Londres en 2005, le lendemain même de la désignation de la ville pour organiser ces JO, avait prévu un dispositif de sécurité exceptionnel: des missiles sur  les toits, des avions de chasse en alerte, un espace aérien contrôlé par  l'armée, un porte-hélicoptères sur la Tamise, sans compter le déploiement de  40.000 hommes, dont 18.000 militaires. De quoi donner aux sites olympiques des allures de forteresse, avec  portiques de détection, fouilles à l'entrée et soldats en faction, même si la  famille olympique s'y est habitué depuis les attentats du 11septembre 2001.
  
Un athlète australien a même raconté qu'il avait dû montrer sa médaille  pour pénétrer sur un site, la sécurité jugeant la photo de son accréditation  pas assez ressemblante. "Etait-ce le bon dosage? Les gens ont-ils eu le sentiment d'être dans une  ville en fête, tout en se sentant en sécurité? Je crois que oui", assure Sebastian Coe, le président du comité d'organisation. Cette mobilisation a en tout cas porté ses fruits: hormis quelques incidents mineurs comme le jet d'une bouteille en plastique sur la piste juste  avant la finale du 100 m ou l'arrestation de l'auteur d'un tweet malveillant  sur un athlète, rien n'est venu perturber les Jeux. Côté transports aussi, c'est le soulagement. Les milliards investis en  amont pour améliorer un réseau déjà saturé n'ont certes pas empêché plusieurs pannes de métro. Ni les spectateurs --au moins 7 millions, selon un décompte  encore partiel-- de s'entasser dans des rames souvent bondées.

Des transports qui tiennent le "choc" 

Mais la grande pagaille tant redoutée a été évitée: le "tube", qui n'avait  jamais transporté autant de passagers de son histoire (60 millions de trajets, soit 30% de plus que la  normale), a tenu bon. Des couloirs réservés aux bus transportant athlètes et journalistes et aux  voitures des VIP ont même été fermés dans la capitale, beaucoup ayant "opté  pour les transports en commun", d'après la municipalité. Il faut dire que TFL, le gestionnaire du réseau, avait fait campagne auprès des Londoniens en faveur du télétravail, de la marche à pied ou du vélo. Au point d'être accusé par certains commerçants d'avoir transformé une partie de Londres en désert.

Le "Javelin", liaison ferroviaire express desservant le parc olympique, a  aussi donné un coup de pouce, de même que le départ en vacances de 19% des Britanniques. "Le réseau de transport public a extraordinairement bien fonctionné", s'est  félicité Sebastian Coe. Heathrow, où ont transité 80% des visiteurs, a aussi fait mentir les pessimistes qui se demandaient comment l'aéroport, déjà au bord de la  congestion en temps normal, allait tirer son épingle du jeu: plusieurs années  de préparation et 20 millions de livres (25 M EUR) d'investissement lui ont  permis d'absorber le flot. Et des renforts aux contrôles aux frontières ont  évité d'interminables files d'attente.

L'excellent bilan des Britanniques au niveau de l'organisation

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