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Le point Vendée Globe : Le Cléac'h regagne un peu de terrain, ça coince dans le Pacifique

Armel Le Cléac'h caracole en tête.

Armel Le Cléac'h caracole en tête. | AFP

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Publié le 08/01/2017 | 19:06, mis à jour le 08/01/2017 | 19:08

Le Pot au noir presque dans le rétro, le leader du Vendée Globe Armel Le Cléac'h a regagné dimanche un peu de terrain sur Alex Thomson et s'apprête à accélérer à l'approche du Cap-Vert, quand d'autres navigateurs bloquent dans le Pacifique à cause du manque de vent.

Ralenti par les calmes et les grains de ce marécage marin, le Breton (Banque populaire VIII) est parvenu à limiter la casse. Alors que le Gallois (Hugo Boss) avait divisé par deux son retard entre vendredi et samedi, il a conforté son avance dimanche, laissant son poursuivant à 126,13 milles à 18h00 (17h00 GMT), soit 8 milles de plus qu'à la même heure la veille. Le bout du tunnel est proche. Le Cléac'h devrait toucher lundi les vents du nord-est pour reprendre enfin de la vitesse. Mais l'accalmie sera de courte durée, prévoient les organisateurs, la "faute à une dépression entre Madère et les Canaries qui perturbe l'ensemble de la remontée de l'Atlantique nord".

VIDEO. Le Vendée, une course pas si solitaire 

 

Pour les poursuivants, le Pot au noir s'annonce "plus classique, plus facile que les leaders", anticipe Jean Le Cam (Finistère Mer Vent, 6e), toujours au coude-à-coude avec Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac, 4e) et Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir, 5e). "On est proches. On fait route vers le nord rapidement, décrit-il, contrarié par le "cagnard" au large de Rio de Janeiro. Envoyer, affaler, on a transpiré... J'ai pris deux douches tellement j'avais chaud!" Même s'ils n'ont pas encore franchi le cap Horn, Arnaud Boissières (La Mie câline, 11e), Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut, 12e) et Alan Roura (La Fabrique, 13e) connaissent les mêmes problèmes que les skippers en tête: l'absence de vent.

"Quand le vent reviendra on repartira, comme la chanson, sourit Amedeo. J'ai passé plusieurs heures à 1,5 noeud (moins de 3 km/h). C'est somptueux mais d'un point de vue vélique c'est l'enfer. Il n'y a plus grand-chose à faire à part attendre le vent. J'ai des films et des livres mais je ne fais rien." "C'est infernal, renchérit Roura. L'anémomètre ne sait même pas d'où vient le vent. Bref, c'est usant." Le Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary, 8e) s'apprête de son côté à laisser derrière lui la pétole des mers du sud en franchissant dans la nuit de dimanche à lundi le cap Horn. "C'est ma cinquième fois par ici et peut-être la dernière, explique-t-il, Je verrai la lumière du phare et cela me contrarie un peu, mais je ne veux pas ralentir ou m'arrêter pour cela."

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