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Le point Vendée Globe : Thomson fond sur Le Cléac'h, piégé dans un anticyclone

Alex Thomson à pleine vitesse

Alex Thomson à pleine vitesse | Cleo Barnham

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Publié le 29/12/2016 | 19:02, mis à jour le 29/12/2016 | 23:43

Les jours passent et la menace se précise véritablement... Alex Thomson continue jeudi de fondre sur Armel Le Cléac'h, leader jusque-là incontesté du Vendée Globe mais piégé dans un anticyclone, dans un scénario qui pourrait rappeler de mauvais souvenirs au skipper breton, deuxième aux éditions de 2009 et 2013.

L'écart se comble à vue d'oeil: de 379,72 milles à lundi 18h00 , il est passé à 35 milles trois jours plus tard. En 24 heures, le Gallois (Hugo Boss), le plus rapide de la flotte avec 432 milles parcourus jeudi, a repris plus de 200 milles au Français (Banque populaire VIII). Empêtré dans une bulle anticylonique "en forme de haricot qui bloque le passage au large de l'Uruguay", Le Cléac'h doit prendre son mal en patience le temps de traverser cette zone où "sa vitesse décroît progressivement au fur et à mesure qu'il s'y enfonce", selon les organisateurs.

"La situation est compliquée. J'avais une bonne avance au cap Horn (qu'il a doublé vendredi, ndlr) mais depuis je subis les phénomènes météo, a-t-il expliqué. Les 800 milles d'avance sur Alex Thomson au cap Horn se sont vite réduits à pas grand-chose. Pas de chance mais c'est le jeu de la course au large, et il faut faire avec." Fataliste, Le Cléac'h? Le Breton veut rester "positif". "Ce n'était pas la bonne semaine pour jouer au loto", plaisante-t-il, mais "je reste positif. Alex butera lui aussi dans l'anticyclone, et nous ferons les comptes dans quelques jours quand nous toucherons les alizés."

Dick vendredi au cap Horn

Thomson, qui navigue sans son foil cassé après deux semaines de course, veut éviter la zone de ralentissement en passant par l'est. Si sa stratégie se révèle payante, elle pourrait raviver de mauvais souvenirs à l'actuel leader: 2e en 2009, il avait également fini juste derrière le vainqueur, François Gabart, en 2013, en ayant lâché dans l'Atlantique... Derrière, Jérémie Beyou (Maître Coq, 3e) a franchi les Malouines, et pointe à 1.243 milles du premier. Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac, 4e) s'apprête lui à franchir le cap Horn vendredi matin, après avoir subi une zone sans grand vent qui "lui a fait perdre 12h et au moins 100 ou 150 milles sur Jérémie", s'est-il plaint.

"C'est un peu décevant et rageant de se faire piéger comme ça. C'est la vie. Le bateau est reparti, je vais me concentrer sur la trajectoire pour aller jusqu'au cap Horn", a assuré le Niçois de naissance. Pour la 5e place, la bataille fait toujours rage. Jean Le Cam (Finistère Mer Vent, 5e) et Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir, 6e) se tiennent en moins d'un mille.

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